VITAMINE C - ACIDE ASCORBIQUE - VITAMINE C LEVOGYRE - ACIDE L-ASCORBIQUE - VITAMINE C POUDRE - VITAMINE C NATURELLE

 

LE DR CATHCART ET LA SATURATION

DE L'ORGANISME PAR LA VITAMINE C

 

Ces considération nous conduisent à développer un autre aspect de l'utilisation possible de la Vitamine C. Passwater l'interviewer du Dr Frei fait en effet allusion en passant au Dr Robert F. Cathcart, un praticien qui s'est beaucoup intéressé à l'utilisation de méga-doses de Vitamine C lors des différentes maladies et qui a traité des milliers de malades selon cette méthode.

Rappelons à cette occasion que nombre de partisans de la supplémentation en Vitamine C reprochent vivement à l'institut Linus Pauling d'avoir trahi (bien avant la nomination du Dr Frei) certaines idées clé de Pauling sur les "méga-doses" de Vitamine C en thérapeutique. En effet cet aspect clé de la pensée de Pauling a été occultée par l'institut qui ne prône qu'une approche nutritionnelle de la Vitamine C et ne mène ni ne finance d'études pour confirmer les recherches de Klenner suivies par celles de Cathcart qui ont montré dans leur pratique clinique l'efficacité par voix orale ou en injection de doses très élevées de Vitamine C.

Le système médical de Cathcart étant pratiquement inconnu en France, il paraît utile d'en faire ici la présentation. Le Dr Cathcart a développé la notion de tolérance intestinale à la Vitamine C, laquelle augmente, selon lui, dans des proportions considérables au cours de certaines maladies, traduisant les besoins accrus en Vitamine C de l'organisme. Dans"Vitamin C, Titrating to Tolerance", le Dr Cathcart a donné un tableau impressionnant de ces variations suivant le type de maladie. Selon lui pour que l'effet curatif soit atteint, il faut s'approcher des doses de saturation gastriques de l'organisme de l'individu, en les ajustant de prises en prises au cours de la maladie (on peut aussi envisager des injections pour les patients présentant des pathologies digestives spécifiques). Les doses digestibles par l'homme en bonne santé varient en général de 4 à 15 g/j, mais les doses de saturation sont extrêmement élevées chez la personne malade (10 à 15 g/j ou plus, rien que pour un léger refroidissement, mais 150 g/j ou plus pour une mononucléose ou une pneumonie!). Ceci explique (pour partie) que l'effet curatif de la Vitamine C ne soit pas reconnu, les doses généralement prescrites en pratique courante ou utilisées en automédication dépassant rarement les 2 g/j, ce qui peut améliorer significativement la convalescence du malade, en évitant notamment certains risques de complications, mais pas avoir un effet curatif décisif dans le cours des maladies les plus sévères, qui nécessitent les doses très élevées de Vitamine C citées précédemment. En fait, le moindre refroidissement suffit à épuiser les réserves de l'organisme en Vitamine C et en premier lieu au niveau de l'organe lésé, dans lequel se développe un état de carence aiguë. Cette carence peut ensuite gagner l'ensemble de l'organisme en fonction de la gravité et de la durée de l'affection. La Vitamine C apportée en grande quantité est en fait utilisée de façon très diverse dans l'organisme lors de la maladie. Elle neutralise les produits oxydatifs produits par les virus ou les bactéries qui envahissent l'organisme, mais aussi ceux créés en masse par l'action du système immunitaire lorsqu'il s'attaque à ces corps étrangers. Elle est ainsi consommée directement pour le fonctionnement des globules blancs qui luttent contre l'infection. Par ailleurs l'organisme produit lors de la maladie de nombreuses substances hormonales et immunitaires qui semblent fortement dépendantes du niveau de Vitamine C disponible.

On sait que l'organisme humain, depuis une mutation génétique intervenue il y a environ 55 millions d'années chez les ancêtres des singes et des hommes, et très pénalisé en ce qui concerne la Vitamine C, puisqu'il ne peut plus la synthétiser directement dans son organisme et qu'il est donc totalement dépendant des apports alimentaires. Notre ancêtre avait en effet un régime largement fructivore qui lui apportait par l'alimentation des quantités considérables de Vitamine C, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Les autres mammifères peuvent, dans leur quasi totalité, synthétiser leur propre Vitamine C et possèdent des systèmes de rétroaction internes qui augmentent de façon importante sa production en cas de stress biologique. Toutefois, même chez l'animal, l'organisme n'est pas en mesure de fabriquer de la Vitamine C en proportion des besoins de l'organisme en antioxydant (en particulier dans les zones touchées par l'infection) lors d'un stress biologique important, ceux-ci étant en fait trop énormes, comme le montre les niveaux de consommation journaliers cités par Cathcart chez l'homme pour une utilisation thérapeutique. En fait aucun organisme vivant n'est en mesure de métaboliser de telles quantités de Vitamine C ! Néanmoins l'organisme animal est globalement moins sujet à la maladie du fait de sa capacité à fabriquer sa propre Vitamine C d'autant que celle-ci est directement disponible dans le sang dans un processus de libération continu ce qui rend la Vitamine C beaucoup plus efficace qu'un apport alimentaire.

On constate toutefois qu'au cours de l'évolution la nature n'a pas donné la priorité à la production de substances antioxydantes par les organismes vivants, car elle a eu à faire face à d'innombrables priorités simultanées où la longévité de l'organisme n'est pas forcément la priorité ! Néanmoins l'espèce humaine est paradoxalement l'une des espèces animales les mieux dotées en ce qui concerne la longévité du fait de l'enfance prolongée de l'être humain qui parvient exceptionnellement tardivement à l'âge adulte, ce qui a favorisée également l'augmentation générale de sa longévité. Cette carence en Vitamine C suite à une mutation génétique défavorable est sans doute un des facteurs limitatifs les plus importants à une augmentation majeure de la longévité humaine et expliquerait que l'être humain soit de loin une des espèces les plus exposées à toutes sortes de maladies. La Vitamine C est un exemple spectaculaire parmi d'autres des possibilités d'intervention dans le domaine des apports en antioxydants qui nous entraîne bien loin des 60 mg d'apports journaliers recommandés par la nomenklatura française de la nutrition !

Le Dr Cathcart estime qu'avec sa méthode, on peut faire disparaître environ 90% des symptômes typiques d'une maladie donnée. L'effet est selon lui particulièrement spectaculaire avec des maladies éprouvantes comme la mononucléose ou l'hépatite. En plus, on peut dans ces cas prouver la présence du virus par des tests et donc l'efficacité de sa méthode. Ceci dit, malgré l'absence de fatigue importante, le malade doit continuer à prendre des doses importantes de Vitamine C pendant souvent plusieurs semaines jusqu'à la guérison complète.

Apparemment depuis la dernière guerre mondiale différents praticiens, sur la base de leur expérience clinique, ont proposé des systèmes similaires à celui du Dr Cathcart, sans être entendus. Le premier d'entre eux le Dr Klenner a inspiré les recherches de Cathcart (Klenner ayant quant à lui beaucoup plus travaillé avec la Vitamine C injectable). Il est vrai que si de telles informations étaient confirmées elles entraîneraient une véritable révolution médicale, ce qu’évidemment personne ne souhaite, sauf, peut-être, quelques malades bien informés et de trop rares médecins persécutés par l'establishment !

Qu'on songe au bouleversement complet de la pédiatrie que cela entraînerait pour toutes les petites maladies infectieuses de l'enfance. On peut supposer que la Vitamine C en permettant un libre déploiement du système immunitaire de l'enfant donnerait à ceux-ci une exceptionnelle robustesse et lui éviterait par la suite d'innombrables maladies chroniques et dégénératives de l'âge adulte ! Dans la lutte contre le vieillissement toutes les maladies infectieuses et traînantes seraient dans la grande majorité des cas circonscrites et n'entraîneraient plus une sévère usure de l'organisme comme c'est actuellement le cas. On ne peut aussi s'empêcher de penser aux ravages que font en milieu hospitalier les maladies nosocomiales, qui se développent le plus souvent à la faveur d'une sévère oxydation de l'organisme (et donc d'un carence en antioxydants comme la Vitamine C).

En plus de ses remarquables recherches cliniques, le Dr Cathcart donne une remarquable explication électronique du mécanisme antioxydant de la Vitamine C, qui bouleverse la conception académique du rôle des produits antioxydants dans l'organisme.

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